Castors en action pour les enseignants

« Castors en action », c’est une ressource pour les enseignantes et enseignants qui désirent faire des sites Web avec les élèves de leur classe. Le site a été publié dans le cadre d’un mémoire de fin de Baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire à l’Université de Sherbrooke, au Québec. On y donne de l’infirmation sur le pourquoi et le comment de l’intégration des TIC en classe.

Ensuite, il y a un guide complet pour l’enseignante ou l’enseignant sur la publication d’un site Web avec la classe. Il y a aussi un journal de bord qui doit être utilisé par les élèves afin d’être mieux organisé dans la gestion du temps, du contenu, des ressources et des expertises. Une liste de conseils vous permet d’obtenir de meilleurs résultats lors de la création du site. Il est important de noter que le site a été publié en 2000 et révisé pour la dernière fois en 2001. Même si la plupart des suggestions et conseils sont toujours valides de nos jours, les logiciels suggérés sont un peu désuets. Il est donc recommandé de regarder des solutions plus récentes comme iWeb, Piczo, WordPress ou Blogger.

Présentation du programme IACA

IACA est un programme qui simplifie et automatise le travail de l’administrateur du réseau. IACA crée les utilisateurs automatiquement. IACA récupère les élèves et les professeurs à partir des fichiers GEP. Il est possible d’utiliser plusieurs fichiers venant de GEP ou d’autres programmes et même de créer ses propres fichiers.

IACA offre un répertoire sécurisé à chaque utilisateur. Chaque utilisateur se voit attribué un dossier personnel sur le serveur.

Les droits et les restrictions sont déterminés par vous en fonction de l’utilisateur et de l’ordinateur. En fonction de l’utilisateur et de l’ordinateur, un « modèle » est appliqué automatiquement par IACA. C’est vous qui définissez les modèles. Vous n’allez certainement pas laisser tout le monde modifier les paramètres du système ou encore ajouter ou supprimer des périphériques… IACA vous permet par exemple de définir un bureau commun et non modifiable pour un ensemble d’utilisateurs.

Il est possible d’observer les ordinateurs à distance. Vous pouvez observer et retenir automatiquement dans un fichier le titre des fenêtres des programmes exécutés sur chaque ordinateur. Ce fichier contient le nom de l’utilisateur, le nom de l’ordinateur, les titres des fenêtres des programmes utilisés avec le jour et l’heure de début ainsi que la durée. Ceci vous permet par exemple de contrôler que tel élève a travaillé avec Excel, a joué au démineur ou a consulté un site Internet sur la violence… Vous pouvez sans vous déplacer, envoyer un message à un ou à tous les utilisateurs et même arrêter de force un programme.

Il est possible d’autoriser ou d’interdire un programme immédiatement. Cette fonctionnalité a été réalisée en pensant au professeur qui ne souhaite pas que les élèves utilisent un programme à un moment donné. En fonction de ce que l’administrateur a prévu, le professeur pourra, à partir de son ordinateur, autoriser ou interdire un ou plusieurs programmes sur un ensemble d’ordinateurs. Si par exemple, le professeur ne souhaite pas que ses élèves utilisent Internet, par un clic de souris sur son ordinateur, il interdit Internet à tous ses élèves. S’il souhaite un peu après que ses élèves fassent une recherche sur Internet, il lui suffit à nouveau d’un clic de souris pour donner le droit instantanément. Il lui est possible bien sûr d’interdire à certains et d’autoriser à d’autres. Si vous accédez à Internet par un routeur, il est possible d’autoriser ou d’interdire la passerelle (donc d’autoriser ou d’interdire Internet tout en laissant l’Intranet accessible). Des plages horaires peuvent être précisées.

Questions et ressources sur Wikipédia II

Toujours est-il qu’on ne peut désormais plus faire l’impasse sur ce qui est devenu une des première références chez les étudiants et jeunes scolarisés, ne serait-ce que pour comprendre de quoi il retourne, quels sont les enjeux à relever, et comment appréhender et consulter cette ressource à bon escient. La politique éditoriale elle-même nécessite une vigilance et une vérification des informations constantes – de la même manière que pour n’importe quelle source, objectera-t-on. Mais, comme le souligne Jean-Michel Salaün, les plus sévères critiques de Wikipédia sont bien souvent ses meilleurs serviteurs.

Pourtant si la comparaison avec les erreurs trouvées dans l’Encyclopædia Britannica ne lui fait pas faire pâle figure , le problème n’est peut-être pas seulement celui du nombre d’erreurs, mais du type de produit qui s’offre à nous, et qui rend difficile l’évaluation de la teneur de l’information que l’on a entre les mains : une encyclopédie ‘classique’ offre au lecteur un produit fini, dont chaque article a théoriquement été validé par un comité scientifique, et si des erreurs peuvent subsister, du moins le degré d’expertise proposé relève d’un certain niveau minimum. Tel n’est pas le cas de Wikipédia, encyclopédie dans laquelle se côtoient des articles d’une haute teneur scientifique, et d’autres rédigés par des amateurs : or le lecteur lambda qui ne connaît pas un domaine ne peut apprécier le type d’article qu’il est en train de lire.

Vous trouverez ci-dessous quelques liens, plus ou moins récents, qui cherchent à mieux cerner ce que Wikipédia apporte de nouveau, par l’analyse des économies de Wikipédia tout d’abord, puis par des liens s’intéressant au nouveau modèle éditorial qu’elle incarne – avec pour finir quelques liens utiles.

Mise à jour du 22 juin: Le Point a publié hier un article polémique intitulé Wikipédia, une encyclopédie pas si Net, pointant les « dérives de ce système anti-élites », acompagné des points de vue de Michel Serres (pour) et Jean-Noël Jeanneney (contre)

Chronique de livre : Druide d’Oliver Peru

L’histoire de « Druide »

Obrigan est envoyé avec ses deux disciples à Wishneight pour découvrir qui a massacré les gardes de la cité. Voilà comment je résumerai simplement ce livre, car si l’intrigue débute ainsi, nous allons aller de surprises en surprises, de rebondissements en rebondissements et je ne voudrai pas trop en dévoiler.

L’histoire est incroyablement bien mise en scène, j’avoue qu’à plusieurs reprises mon coeur a bondi et je n’aurai jamais pu prévoir ce qui allait se dérouler ou les conséquences que cela allait avoir. Oliver Peru m’a totalement surprise à chaque révélation.

Les personnages sont très travaillés, leurs histoires personnelles, leurs émotions nous sont révélées et j’ai eu l’impression de très bien les connaître. Obrigan, le Druide, maître loup, qui est l’acteur principal de cette histoire m’a complètement conquise : il est fort, intelligent, sûr de lui et pourtant… il a su m’émouvoir bien qu’il reste quasiment impassible à chaque étape difficile.

Bien évidemment, ses deux jeunes disciples m’ont énormément plu, l’un étant plus ouvert au don que l’autre… car les Druides possèdent un Don : celui de lire en la forêt, en la nature, de pouvoir savoir, connaître les ressentis des êtres humains et des animaux…  mais dans le druidisme – comme le signale Edouard Panchaud – tous les disciples ne sont pas à égalité face au don, certains étant plus ouverts que d’autres…

Parmi les personnages secondaires, Jarekson est sans doute celui qui m’aura le plus marqué (avec Arkantia également mais je n’en dévoilerai pas plus). Un personnage fascinant, que l’on veut détester par moments, apprécier à d’autres… il est tellement complexe !

Ce livre est magique. Il a su me faire entrer dans un univers absolument fantastique et fabuleux et pourtant l’histoire y est plus que sombre. L’auteur nous propose des scènes étouffantes, angoissantes et sanglantes. Chaque détail, chaque mot, chaque description, tout nous propulse dans le livre, on vit le livre. Rien n’est de trop, l’auteur a su trouver le juste milieu pour donner cette envie de poursuivre l’aventure, en nous dévoilant que très peu de choses.

Car même les Druides ne savent pas ce qui se passe. On avance à petits pas et très peu de réponses surgissent… Plus on avance, plus on a envie de savoir !

L’écriture est magnifique. Lorsque je dis que l’on vit le livre… on a cette sensation que plus rien ne nous entoure lorsque l’on se plonge à l’intérieur, plus rien ne vient nous déranger… Et ce sont des images qui s’installent devant nos yeux, des images qui ne sont pas toujours faciles à voir, à regarder. C’est un texte qui est très imagé. Et, on a du mal à lâcher prise.

« Druide » est un livre, une histoire qui se vit ! Une fois que l’on commence ce roman, difficile de lâcher prise (malheureusement la police est bien petite, ce qui a fait que je n’avançais pas aussi vite que je l’aurais voulu). Tout est très travaillé : l’histoire autant que les personnages. Un univers sombre et angoissant… Il frôle le coup de coeur car la fin est à mon sens un peu trop facile…

Je ne peux que recommander ce livre qui est prenant et divinement écrit !

Druide d’Oliver Peru, Editions Eclipse , Genre : Fantasy , Nombre de pages : 511, Prix : 17 €

Questions et ressources sur Wikipédia

Malgré les critiques lancées contre Wikipédia par certains professionnels de l’information (voir par exemple Pierre Assouline ou Daniel Garcia), qui ne croient pas au projet et à la possible fiabilité d’une encyclopédie libre et collaborative modifiable par tout un chacun (et manifestement ‘vandalisée’ selon ces derniers), le site, lancé le 15 janvier 2001 en anglais par son fondateur Jimmy Wales (dans le cadre de la fondation Wikimédia) puis rapidement développé dans de nombreuses langues, s’inscrit pourtant à l’heure actuelle parmi les 20 sites les plus visités de la planète selon le baromètre Alexa.
Wikipédia est aujourd’hui déclinée dans 253 langues. On peut consulter pour la version française l’historique de la Wikipédia francophone, cette dernière comptant 13 000 contributeurs enregistrés – contre plus de 110 000 pour la partie anglophone. Notons que l’on peut se procurer Tout Wikipédia francophone sur un CD-Rom, comme c’est expliqué dans ce dernier lien.

Cette notoriété ne présume évidemment pas en soi de la qualité intrinsèque de l’encyclopédie, la fiabilité étant une question omniprésente chez les contributeurs de Wikipédia eux-mêmes ; une page a même spécialement été ouverte pour répondre aux principales objections – permettant par là même une recension de ces dernières. Pour une liste des principales critiques adressées à Wikipédia, consulter également le point 1.3 du dossier de l’INRP

TIC et FOAD : des repères pour les formateurs

L’AFPA, ALGORA et le CNPR se sont associés pour éditer « TIC et FOAD : des repères pour les formateurs ».  Suite du dossier TIC et enseignement . Cette nouvelle production originale, en libre accès sur les sites web de chacun des partenaires, s’inscrit dans le souci constant de professionnaliser les acteurs de la formation.


Les enjeux et l’impact des technologies de l’information et de la communication sur la formation dans ses diverses composantes sont abordés en 4 grandes parties :
– les enjeux sociaux, économiques et culturels des TIC sur la formation ouverte et à distance
– les TIC et leur impact sur l’ingénierie de formation de la FOAD
– les TIC et leur impact sur l’ingénierie pédagogique de la FOAD
– les TIC et leur impact sur les compétences et l’évolution des métiers de la formation

L’ensemble est complété par une bibliographie générale, un lexique enrichi d’une série de concepts clefs, des textes réglementaires et une webographie des sites incontournables dans le domaine. Cette base de connaissance contient 500 pages

Création d’un livre avec Keeboo en classe

pour la création d’un livre les consignes de travail :

  établir une bibliographie par sujet choisi avec l’aide de BCDI (au moins un document par support sauf les fictions).
éditer cette bibliographie dans le traitement de texte Word en précisant le thème, la classe, les noms des élèves en l’enregistrant au format HTML.
répondre au questionnaire préparer par le professeur d’histoire-géographie d’abord au brouillon puis sur Publisher. J’ai mis en page le questionnaire dans Publisher avec l’assistant de site web. Les élèves devaient mettre leurs réponses en italique et dans une autre couleur.
à l’aide des mots-clés utilisés dans BCDI pour établir une bibliographie, trouver sur Internet avec le moteur de recherche Google deux sites sur le thème choisi.
organiser ensuite tous ces documents dans un livre qui se trouve dans le logiciel Keeboo

La création des livres

Dans Keeboo, la création des livres est simple : Nouveau livre, on donne un titre, on choisit une couverture, on note le noms des auteurs, on peut mettre une adresse électronique, une image : le livre est créé et se place sur l’étagère choisie. Chaque groupe d’élèves a créé son livre. En ouvrant le livre à la page du sommaire et l’explorateur sur le répertoire Egypte ou livre d’égyptologie , il suffit de faire glisser les fichiers de l’explorateur au livre et des les organiser dans le sommaire et au besoin de les renommer. Il en est de même pour les pages web, il suffit de les faire glisser dans le livre pour qu’elles s’affichent. Des post-it et le surligneur sont prévus dans Keeboo pour annoter les pages.

La consultation des livres.

Grâce au répertoire Egypte partagé, il a été possible de mettre tous les livres sur chaque poste. Ces livres peuvent être envoyés sur le web mais cela n’était pas l’objet de cette expérience. Les élèves ont manifesté énormément d’entrain pour réaliser leur livre. Lors de la présentation de cette expérience, les professeurs et parents de la classe ont été surpris par les aptitudes des élèves pour l’utilisation de ces nouveaux outils. Les élèves auraient gagner du temps si chacun avait pu avoir un poste pour travailler (4 postes pour 12 c’est peu !).

Des photos ont été prises lors de la présentation, un album a pu être rapidement constitué grâce au logiciel Keeboo et consulté au CDI.

Le projet m’a semblé ambitieux pour de jeunes élèves mais ils s’en sont bien sortis, les consignes ont été respectées, seul le temps a manqué.

TIC : Comment aller vers un bon usage des compétences des enseignants

On peut la rappeler brièvement dans quatre domaines, pour en estimer les conséquences sur les TICE.

  L’ordinateur a vu ses capacités de mémoire, de rapidité de calcul, d’affichage multipliées. En parallèle des logiciels toujours plus conviviaux, plus puissants mais aussi plus gourmands en ressources machines s’imposaient aux utilisateurs.

  Les supports numériques sont passés de la disquette au cédérom et au dévédérom, multipliant la capacité de stockage, vidéo comprise.

  Les périphériques se sont diversifiés : acquisition des données avec les scanners, les appareils photographiques et les caméscopes numériques, les dispositifs d’Ex.A.O. mais aussi l’affichage par vidéoprojecteur ou l’impression rapide par imprimante laser.

  Enfin, le développement des réseaux donne aujourd’hui une toute autre dimension à l’outil informatique. L’ordinateur n’est plus isolé.
Il offre l’accès à des services et à des données « en ligne » comme les revues electroniques ou la lecture en ligne. Il permet les échanges sur Internet ou au sein d’intranets. Il reste que l’on attend toujours les débits nécessaires à des usages multiples dans l’éducation. Mais ayons confiance en l’avenir…

Les orientations de la formation des enseignants sont un bon révélateur de l’évolution des conceptions en matière d’usages des technologies

Parallèlement aux développements des outils, nous avons pu suivre leur intégration dans l’enseignement. On dispose d’un indicateur intéressant avec l’évolution des politiques de formation continue des professeurs. En se limitant aux années postérieures à 1985, début d’une volonté politique affichée de généralisation avec le plan Informatique Pour Tous (IPT), et en schématisant bien sûr un peu, on peut y constater la succession d’approches différentes qui illustrent l’évolution des conceptions dans le domaine des usages des technologies à l’école et jalonnent le processus inéluctable de leur intégration.

  Du plan IPT, il semblerait que ce soient surtout les stages de découverte et de prise en main de l’outil informatique qui aient marqué les esprits des enseignants, au détriment du souvenir des tentatives pourtant réelles d’intégration d’outils disciplinaires et d’un début de réflexion pédagogique approfondie, notamment autour du nano-réseau.

  Une deuxième étape a vu l’appropriation de l’outil informatique par certaines disciplines, en commençant par celles dont ce nouveau moyen modifiait fortement les pratiques, par exemple les STT et les sciences expérimentales. Ainsi, l’offre de formation « informatique » s’est progressivement glissée dans les champs disciplinaires, bien souvent à l’occasion du développement de didacticiels spécifiques.

  Aujourd’hui, les nouvelles approches pédagogiques de type scénarios pédagoqiques , Itinéraires De Découverte, Travaux Personnels Encadrés ou Projets Pluridisciplinaires à Caractère Professionnel orientent vers des formations impliquant plusieurs disciplines et les TICE, en insistant souvent sur les outils de la recherche documentaire.

  Demain, il faudra intégrer la dimension des réseaux et la formation à distance de façon bien évidemment plus large en dépassant les quelques expérimentations actuelles.

J’ai mutualisé des travaux d’élèves dans Keeboo

Au cours l’année 2000 j’ai eu la possibilité de préparer un Diplôme Universitaire  « crédits TICE et Pratiques Pédagogiques » en 2 ans à l’Université www.univ-creditsfifa.fr . Cette formation m’a permis d’optimiser l’usage des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans les tâches quotidiennes de mon travail et surtout de les rendre accessibles aux usagers du CDI sous forme de jeux et de crédits à gagner (élèves et personnels du collège) pour faciliter leurs recherches et le travail coopératif.

Le logiciel Keeboo, que j’ai utilisé lors de cette formation pour un travail collaboratif à distance, m’a semblé être un outil intéressant pour les documentalistes. En effet, son interface se présente sous forme de livre qui se range ensuite dans une bibliothèque. Ce livre permet de gérer des fichiers de nature différente et l’utilisateur n’a nullement besoin d’être un expert en informatique.

Pourquoi mutualiser les travaux d’élèves ?

Au Collège Jules Ferry de Neuves-Maisons, j’ai pu constaté les richesses de nombreux travaux d’élèves qui malheureusement tombent dans l’oubli parce qu’ils ne se conservent pas. Il aurait été intéressant de garder une mémoire de toutes ces initiatives et d’utiliser les outils qu’offrent les nouvelles technologies. Une mémoire qui pourrait être consultée au CDI du collège par exemple, grâce à des productions multimédias : Keeboo fait partie de ces outils. Aussi la mutualisation de travaux d’élèves a été le sujet de mon mémoire dans le cadre du Diplôme Universitaire.

Une recherche documentaire sur L’Antiquité Egyptienne au CDI.

J’ai travaillé avec le professeur d’histoire – géographie et une de ses classes de sixième. Nous avons déterminé le sujet de la recherche : L’Antiquité Egyptienne qui fait partie du programme d’histoire – géographie de sixième. Pour effectuer ce travail, nous ne nous sommes pas limités dans le temps. L’expérimentation a duré jusqu’à la fin de l’année. Au CDI il existe un réseau poste à poste Windows et 4 ordinateurs étaient disponibles pour les groupes d’élèves. Sur chaque ordinateur j’avais installé les logiciels Keeboo, Word et Publisher, BCDI étant déjà en réseau. J’ai créé aussi un répertoire Egypte partagé pour sauvegarder les travaux des élèves avec des sous-répertoires Livre, Questionnaire et Bibliographie.

Les thèmes de travail.

Le professeur s’est chargé de répartir la classe (24) par groupe de 2 ou 3 et de collecter auprès des élèves des thèmes de travail qui seront susceptibles d’être traités. Les élèves venaient en demi-classe au CDI à raison d’une heure par semaine. Pour affiner les thèmes, ils se sont aidés du thésaurus de BCDI.

En amont, j’ai repris tous les ouvrages sur l’Antiquité Egyptienne pour les indexer correctement en fonction des 10 sujets retenus : la momification, les hiéroglyphes, Néfertiti, Cléopâtre, les temples égyptiens, les divinités égyptiennes, Toutankhamon, le chat égyptien, les loisirs dans l’Antiquité Egyptienne, les pyramides.

Le nom de chaque groupe était défini par le thème choisi.

Des TICE aux TIC à l’école

Il n’y a pas si longtemps, les NTIC avaient perdu leur N, comme « Nouvelles », pour gagner un E, comme « Enseignement ». Il est à présent question d’enlever le E. Simple inconstance de la mode ou changement significatif ? Choisissant délibérément un point de vue institutionnel, l’auteur analyse l’évolution récente des TIC(E ?) dans l’éducation et défend l’idée d’une globalisation des problématiques qui leur sont attachées à l’ensemble des composantes pédagogiques et administratives de l’Education nationale. Il expose sa conception de la répartition des tâches et des compétences.

Dans la deuxième moitié de la décennie 80, le plan Informatique Pour Tous a favorisé l’émergence d’une population d’enseignants investis dans la mise en œuvre des outils informatiques. Passionnés, volontaires, inventifs, ils ont été, après les pionniers des années 70, à l’origine des nombreux outils qui ont vu le jour autour de ce que l’on n’appelait pas encore les TICE.
Cette émergence a été soutenue par un dispositif de formations lourdes et de décharges de services importantes, à une époque où la notion de réseau n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui.

Rien n’aurait été fait sans l’engagement des équipes d’enseignants, y compris dans le domaine des réalisations techniques.

On doit souvent à ces enseignants la création des serveurs académiques et des outils associés : messagerie électronique, listes de diffusion, forums, serveurs SLIS pour les établissements… Ils ont rendu possible des expérimentations aussi nombreuses et variées que l’usage des images satellitales, le travail coopératif, l’utilisation du GPS et de la géolocalisation , la construction de pages web avec des élèves, la mise en œuvre de caméscopes numériques, l’expérimentation assistée par ordinateur… Ils participent aux commissions de labellisation « RIP » du ministère.

On les entend parfois regretter la timidité de l’institution à reconnaître la valeur et l’étendue de leur investissement personnel. Cela pose question, car si ce regret est probablement fondé pour une partie d’entre eux, on ne saurait nier que d’autres ont bénéficié d’une évolution plutôt favorable de leur parcours professionnel. Une étude sérieuse sur le sujet ne serait peut-être pas inutile.

Sans être aussi critiquable qu’on l’entend souvent, la prise en compte de l’investissement personnel des personnes ressources, dans le domaine des TICE comme ailleurs, mérite d’être repensée.

Entre les retraites bien méritées, les changements de statut et les mutations sous d’autres cieux, bon nombre d’entre eux ont quitté le champ des TICE. Ils ont été remplacés par d’autres qui n’ont pas connu IPT, sinon en tant qu’élèves, et encore !
Il est indispensable de conserver un vivier de personnes ressources TICE qui soient des enseignants. On se doit donc de les repérer, de les recruter, de les former et surtout d’en gérer au mieux l’effectif et la répartition des compétences au cours du temps.

L’évolution de l’outil informatique a été d’une ampleur difficilement prévisible ces dernières années.