Des TICE aux TIC à l’école

Il n’y a pas si longtemps, les NTIC avaient perdu leur N, comme « Nouvelles », pour gagner un E, comme « Enseignement ». Il est à présent question d’enlever le E. Simple inconstance de la mode ou changement significatif ? Choisissant délibérément un point de vue institutionnel, l’auteur analyse l’évolution récente des TIC(E ?) dans l’éducation et défend l’idée d’une globalisation des problématiques qui leur sont attachées à l’ensemble des composantes pédagogiques et administratives de l’Education nationale. Il expose sa conception de la répartition des tâches et des compétences.

Dans la deuxième moitié de la décennie 80, le plan Informatique Pour Tous a favorisé l’émergence d’une population d’enseignants investis dans la mise en œuvre des outils informatiques. Passionnés, volontaires, inventifs, ils ont été, après les pionniers des années 70, à l’origine des nombreux outils qui ont vu le jour autour de ce que l’on n’appelait pas encore les TICE.
Cette émergence a été soutenue par un dispositif de formations lourdes et de décharges de services importantes, à une époque où la notion de réseau n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui.

Rien n’aurait été fait sans l’engagement des équipes d’enseignants, y compris dans le domaine des réalisations techniques.

On doit souvent à ces enseignants la création des serveurs académiques et des outils associés : messagerie électronique, listes de diffusion, forums, serveurs SLIS pour les établissements… Ils ont rendu possible des expérimentations aussi nombreuses et variées que l’usage des images satellitales, le travail coopératif, l’utilisation du GPS et de la géolocalisation , la construction de pages web avec des élèves, la mise en œuvre de caméscopes numériques, l’expérimentation assistée par ordinateur… Ils participent aux commissions de labellisation « RIP » du ministère.

On les entend parfois regretter la timidité de l’institution à reconnaître la valeur et l’étendue de leur investissement personnel. Cela pose question, car si ce regret est probablement fondé pour une partie d’entre eux, on ne saurait nier que d’autres ont bénéficié d’une évolution plutôt favorable de leur parcours professionnel. Une étude sérieuse sur le sujet ne serait peut-être pas inutile.

Sans être aussi critiquable qu’on l’entend souvent, la prise en compte de l’investissement personnel des personnes ressources, dans le domaine des TICE comme ailleurs, mérite d’être repensée.

Entre les retraites bien méritées, les changements de statut et les mutations sous d’autres cieux, bon nombre d’entre eux ont quitté le champ des TICE. Ils ont été remplacés par d’autres qui n’ont pas connu IPT, sinon en tant qu’élèves, et encore !
Il est indispensable de conserver un vivier de personnes ressources TICE qui soient des enseignants. On se doit donc de les repérer, de les recruter, de les former et surtout d’en gérer au mieux l’effectif et la répartition des compétences au cours du temps.

L’évolution de l’outil informatique a été d’une ampleur difficilement prévisible ces dernières années.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s