J’ai mutualisé des travaux d’élèves dans Keeboo

Au cours l’année 2000 j’ai eu la possibilité de préparer un Diplôme Universitaire  « crédits TICE et Pratiques Pédagogiques » en 2 ans à l’Université www.univ-creditsfifa.fr . Cette formation m’a permis d’optimiser l’usage des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans les tâches quotidiennes de mon travail et surtout de les rendre accessibles aux usagers du CDI sous forme de jeux et de crédits à gagner (élèves et personnels du collège) pour faciliter leurs recherches et le travail coopératif.

Le logiciel Keeboo, que j’ai utilisé lors de cette formation pour un travail collaboratif à distance, m’a semblé être un outil intéressant pour les documentalistes. En effet, son interface se présente sous forme de livre qui se range ensuite dans une bibliothèque. Ce livre permet de gérer des fichiers de nature différente et l’utilisateur n’a nullement besoin d’être un expert en informatique.

Pourquoi mutualiser les travaux d’élèves ?

Au Collège Jules Ferry de Neuves-Maisons, j’ai pu constaté les richesses de nombreux travaux d’élèves qui malheureusement tombent dans l’oubli parce qu’ils ne se conservent pas. Il aurait été intéressant de garder une mémoire de toutes ces initiatives et d’utiliser les outils qu’offrent les nouvelles technologies. Une mémoire qui pourrait être consultée au CDI du collège par exemple, grâce à des productions multimédias : Keeboo fait partie de ces outils. Aussi la mutualisation de travaux d’élèves a été le sujet de mon mémoire dans le cadre du Diplôme Universitaire.

Une recherche documentaire sur L’Antiquité Egyptienne au CDI.

J’ai travaillé avec le professeur d’histoire – géographie et une de ses classes de sixième. Nous avons déterminé le sujet de la recherche : L’Antiquité Egyptienne qui fait partie du programme d’histoire – géographie de sixième. Pour effectuer ce travail, nous ne nous sommes pas limités dans le temps. L’expérimentation a duré jusqu’à la fin de l’année. Au CDI il existe un réseau poste à poste Windows et 4 ordinateurs étaient disponibles pour les groupes d’élèves. Sur chaque ordinateur j’avais installé les logiciels Keeboo, Word et Publisher, BCDI étant déjà en réseau. J’ai créé aussi un répertoire Egypte partagé pour sauvegarder les travaux des élèves avec des sous-répertoires Livre, Questionnaire et Bibliographie.

Les thèmes de travail.

Le professeur s’est chargé de répartir la classe (24) par groupe de 2 ou 3 et de collecter auprès des élèves des thèmes de travail qui seront susceptibles d’être traités. Les élèves venaient en demi-classe au CDI à raison d’une heure par semaine. Pour affiner les thèmes, ils se sont aidés du thésaurus de BCDI.

En amont, j’ai repris tous les ouvrages sur l’Antiquité Egyptienne pour les indexer correctement en fonction des 10 sujets retenus : la momification, les hiéroglyphes, Néfertiti, Cléopâtre, les temples égyptiens, les divinités égyptiennes, Toutankhamon, le chat égyptien, les loisirs dans l’Antiquité Egyptienne, les pyramides.

Le nom de chaque groupe était défini par le thème choisi.

Des TICE aux TIC à l’école

Il n’y a pas si longtemps, les NTIC avaient perdu leur N, comme « Nouvelles », pour gagner un E, comme « Enseignement ». Il est à présent question d’enlever le E. Simple inconstance de la mode ou changement significatif ? Choisissant délibérément un point de vue institutionnel, l’auteur analyse l’évolution récente des TIC(E ?) dans l’éducation et défend l’idée d’une globalisation des problématiques qui leur sont attachées à l’ensemble des composantes pédagogiques et administratives de l’Education nationale. Il expose sa conception de la répartition des tâches et des compétences.

Dans la deuxième moitié de la décennie 80, le plan Informatique Pour Tous a favorisé l’émergence d’une population d’enseignants investis dans la mise en œuvre des outils informatiques. Passionnés, volontaires, inventifs, ils ont été, après les pionniers des années 70, à l’origine des nombreux outils qui ont vu le jour autour de ce que l’on n’appelait pas encore les TICE.
Cette émergence a été soutenue par un dispositif de formations lourdes et de décharges de services importantes, à une époque où la notion de réseau n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui.

Rien n’aurait été fait sans l’engagement des équipes d’enseignants, y compris dans le domaine des réalisations techniques.

On doit souvent à ces enseignants la création des serveurs académiques et des outils associés : messagerie électronique, listes de diffusion, forums, serveurs SLIS pour les établissements… Ils ont rendu possible des expérimentations aussi nombreuses et variées que l’usage des images satellitales, le travail coopératif, l’utilisation du GPS et de la géolocalisation , la construction de pages web avec des élèves, la mise en œuvre de caméscopes numériques, l’expérimentation assistée par ordinateur… Ils participent aux commissions de labellisation « RIP » du ministère.

On les entend parfois regretter la timidité de l’institution à reconnaître la valeur et l’étendue de leur investissement personnel. Cela pose question, car si ce regret est probablement fondé pour une partie d’entre eux, on ne saurait nier que d’autres ont bénéficié d’une évolution plutôt favorable de leur parcours professionnel. Une étude sérieuse sur le sujet ne serait peut-être pas inutile.

Sans être aussi critiquable qu’on l’entend souvent, la prise en compte de l’investissement personnel des personnes ressources, dans le domaine des TICE comme ailleurs, mérite d’être repensée.

Entre les retraites bien méritées, les changements de statut et les mutations sous d’autres cieux, bon nombre d’entre eux ont quitté le champ des TICE. Ils ont été remplacés par d’autres qui n’ont pas connu IPT, sinon en tant qu’élèves, et encore !
Il est indispensable de conserver un vivier de personnes ressources TICE qui soient des enseignants. On se doit donc de les repérer, de les recruter, de les former et surtout d’en gérer au mieux l’effectif et la répartition des compétences au cours du temps.

L’évolution de l’outil informatique a été d’une ampleur difficilement prévisible ces dernières années.