Deuxième journée : le scénario et l’imprévisible

La deuxième et dernière journée du colloque s’est entamée par une conférence de  qui avait pour thème « Les méthodes de modélisation de scripts d’apprentissage collaboratif ». Il a fait remarquer que l’apprentissage collaboratif n’était pas toujours efficace, qu’il dépendait de l’intensité des interactions verbales entre les étudiants pendant la collaboration. Selon lui, les résultats de l’apprentissage sont en particulier liés à l’émergence d’explications élaborées, à la négociation des significations, à la qualité de l’argumentation ou à la régulation réciproque des processus cognitifs. Ainsi planifier un script revient à perturber un système « naturel » de collaboration de façon à ce que ce soit les interactions nécessaires pour maintenir la collaboration (malgré cette perturbation) qui provoquent les résultats d’apprentissage escomptés. En fait, on cherche toujours à provoquer l’effort supplémentaire qui sert la construction d’une compréhension commune. Pour ce faire, on considère qu’il faut provoquer des interactions, parfois même aussi des conflits, constructifs.

Les chercheurs canadiens et européens ont animé, au cours de cette deuxième journée, une série d’ateliers parallèles dont le fil conducteur était lié à l’ajustement, à l’imprévu, comparativement à celui de la première journée qui tablait plus sur le cadre, sur la planification et sur la formalisation. Lors de ces ateliers, il a été notamment question d’évaluation des apprenants dans les Environnements Informatisés pour l’Apprentissage Humain (EIAH), des impacts d’un scénario pédagogique pour un apprentissage en ligne et centré sur la collaboration, de l’importante différence entre le scénario attendu et le scénario effectif.

En après-midi,  une conférence thématique intitulée « La scénarisation dans tous ses débats ? ». Elles ont tracé l’historique de la scénarisation, de son origine, dans le domaine de l’audiovisuel et de la mise en scène de textes écrits, jusqu’à aujourd’hui. Elles ont soulevé certaines questions, dont la suivante : Peut-on normaliser la conception d’un scénario pédagogique qui suppose une originalité d’action, un souci particulier d’implication de l’apprenant afin qu’il développe une démarche active et des attitudes autonomes ? Selon elles, quelles que soient les qualités d’un scénario pédagogique et celle d’un étudiant, ce qui importe vraiment, c’est leur ajustement .

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