Digital Natives…

On croyait avoir enterrée cette notion, notion apparue en 2001 avec un consultant en pédagogie scolaire, Marc PRENSKY. Il était évident que cette césure dont il se faisait l’écho entre natifs du numériques que seraient les enfants nés à l’ére numérique et Nous, parents, tenait plus d’un vision mythifié du savoir et du savoir-faire de ces enfants là.

Par contre les critiques de ce concept venu d’un chercheur externe au système enseignant ce sont révélées parfois trop virulentes, frisant l’aveuglement idéologique voire l’argumentation d’autorité de la part d’enseignants et chercheurs – en particulier en France.

Et surprise, voila que lors d’un TEDS – une de ces grandes fêtes à la gloire du numérique – , qui plus est à New York en 2015, on nous ressort le concept de ces fameux « digital natives » :

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TIC et école 3

Dans le même but, un incubateur de projets d’entreprises de service et de projets multimédias a été créé à Marseille. Cet incubateur a pour mission fondamentale d’intégrer la dimension économique dans la démarche de développement du multimédia éducatif et culturel en soutenant les projets de création d’entreprise et de développement d’activités dans le secteur d’une industrie de contenus. Il garantit ainsi aux entreprises naissantes qui font appel à lui un local, une aide juridique, etc.

D’autre part dans les années 90, pour aider l’industrie du multimédia éducatif, l’Etat a créé un label « reconnu d’utilité pédagogique » décerné par un jury d’experts du monde enseignant, qui a pour but d’offrir une meilleure visibilité au grand public. Enfin, l’Etat fait des commandes publiques pour les disciplines pour lesquelles les supports multimédias sont particulièrement adaptés : sciences expérimentales, etc. Enfin, au-delà des problèmes de contenu et de place du multimédia dans l’école, les enseignants s’avouent quelque peu décontenancés face à cette modernisation devant laquelle ils ne savent plus très bien quel rôle ils doivent jouer. En effet, ils manquent d’une formation adéquate : les ordinateurs font tout juste leur entrée dans les IUFM et la formation continue n’est pas toujours ni suivie ni très adaptée.

C’est pour cela que de nombreux réseaux destinés spécifiquement aux enseignants se développent : des groupements d’enseignants dialoguant à distance pour partager expériences et idées comme RESCOL, les Clionautes, etc ; mais également des réseaux prévus par l’Education Nationale (Educanet, Educasource) afin de permettre un échange plus régulier entre les enseignants et d’accompagner les innovations : partages d’expériences, mais aussi bases de ressources. Cela dit, la barrière technologique n’est peut-être pas aussi difficile à franchir pour les enseignants que celle psychologique, voire sociale, qu’implique le glissement de leur profession.

En effet, les nouvelles technologies menacent sérieusement, par leur potentiel, le rôle encyclopédique joué par l’enseignant et pourraient amener des mutations profondes du statut d’enseignant, qui deviendrait ainsi le médiateur entre les élèves et un savoir dont il aurait perdu l’exclusive nue-propriété.

TIC et école 2

suite de notre dossier dont la 1ere partie est https://orpheecole.wordpress.com/2016/06/18/tic-et-enseignement/

Le premier aspect positif de l’intégration de ces technologies, c’est qu’elles remettent en cause l’ordre établi, qu’elles obligent chacun à une réflexion autour de l’enseignement, elles conduisent ainsi tout le système éducatif à se poser des questions de méthode. En ce sens, l’ordinateur est bien un outil mis au service de l’enseignement, et quelles que soient les nouveautés qu’il apporte, les avantages qu’il présente, on ne peut le considérer comme une fin en soi. Pourtant cet instrument a le mérite d’éveiller l’attention des enfants, d’être un élément de motivation. Même s’il sert principalement pour l’instant à la recherche documentaire, de nouveaux usages se sont développés autour de ce média, usages qui facilitent l’intégration des matières scolaires dans le quotidien et par leur côté ludique favorisent l’apprentissage.

On peut ainsi citer l’exemple du village « Prologue » . D’autres enseignants se sont servis des possibilités offertes par la PAO pour transformer de simples exercices d’expression écrite en vrai journal à destination de l’entourage. Projet plus motivant que le simple fait de raconter la récolte de champignons de dimanche dernier.

Un contenu à définir
Cependant, même si le multimédia n’est considéré que comme un outil, un problème demeure tant du côté des enseignants que des industriels : celui du contenu. De nombreux logiciels voient régulièrement le jour, mais peu sont réellement utilisés au sein des classes. Le ministère y voit le symptôme d’une inadaptation aux programmes existants et à l’usage que les enseignants désirent faire de l’ordinateur. L’Etat a donc décidé d’aider la création de supports éducatifs multimédias. Il a pris de nombreuses mesures dans cette optique.

Tout d’abord par la création de concours nationaux qui aident les enseignants à monter leur propre entreprise pour créer un produit multimédia pour l’éducation en partenariat avec une entreprise spécialisée dans le domaine.

à suivre…

L’Université de Sherbrooke et expérience de podcasting

Un succès sur toute la ligne

Chiffres à l’appui, le succès de l’émission ne fait pas de doute pour l’auteur : « En termes de popularité, l’émission a été classée 2e sur 136 podcasts dans la catégorie Marketing sur iTunes. Et ce, malgré la compétition des podcasts anglophones, avoue-t-il. Jusqu’à tout récemment, nous étions au 1er rang dans la section « Nouveau et remarquable » de la catégorie Affaires et finances : gestion et marketing, devançant ainsi le podcast du Harvard Business Review. »

Le professeur en marketing mesure le succès de l’entreprise par le nombre de téléchargements des fichiers audio, le nombre de visites sur le site, l’effet créé dans l’industrie et le nombre d’abonnés qui ne cesse de croître jour après jour. Tout cela, sans oublier les encouragements de gens du milieu, dont le président sortant de l’Association marketing de Montréal et chef de service à la communication numérique chez Loto-Québec, qui qualifie le projet de très belle initiative avec du contenu intéressant en français, « ce qui est très rare ».

Pour les neufs étudiants du programme en commerce électronique, les retombées de l’émission sur le plan académique sont inestimables. « Avec le succès que l’on connaît, je crois que c’est une obligation de créer des émissions de qualité », renchérit  un étudiant fort impliqué dans le projet. Un dossier en développement donc, mais actuellement accessible

L’Université de Sherbrooke s’illustre dans le domaine du podcast scolaire sur Internet

Un concept novateur d’émissions sur le marketing et le commerce électronique diffusées en podcasting sur Internet fait actuellement boule de neige auprès des internautes d’ici et d’ailleurs. Du Québec à l’Algérie, mais aussi des États-Unis jusqu’en Chine, l’émission Le marketing à l’écoute trouve son public.

Les étudiants de la maîtrise en commerce électronique de la Faculté d’administration, soutenus par le professeur  du Département de marketing, sont à l’origine de cette réussite. « Le contenu est exclusivement francophone et pourtant notre public ne fait que s’étendre, affirme Harold Boeck. Dans le cadre du cours Marketing et commerce électronique, nous visons à enseigner aux étudiants les dernières tendances sur Internet et leur permettre de jouer avec les technologies de pointe. »

Le phénomène de la baladodiffusion s’avère de plus en plus populaire. « Cela consiste principalement à transmettre des fichiers audio sur Internet que l’auditeur télécharge automatiquement sur son baladeur numérique (par exemple un iPod) lorsqu’il est abonné à l’émission ou s’il en fait une écoute sur son ordinateur via notre site Web », souligne l’auteur.

Pour le professeur, ce nouvel outil permettait la mise en ligne de contenu pédagogique de qualité. « Je trouvais que nos étudiants à la maîtrise faisaient un excellent travail de synthèse et de recherche, admet-t-il. L’émission présente les meilleurs travaux tout en permettant aux étudiants de s’initier à un concept marketing émergent, la baladodiffusion. »

Table ronde scénarios pédagogiques : la modélisation

suite du compte-rendu du colloque « scénarios pédagogiques »  .

Cette première journée s’est terminée par une table ronde portant sur la modélisation des scénarios pédagogiques et des connaissances, sur le besoin de distinguer ces deux activités de modélisation.

On a précisé que le scénario était le lieu d’orchestration de tous les autres modèles (modèle de l’apprenant, modèle de collaboration, modèle des connaissances). En fait, les activités de modélisation varient selon le point de vue de celui qui modélise. Celui qui s’intéresse à la modélisation de l’apprenant ne s’y prendra pas de la même façon que celui qui veut modéliser des connaissances.

Mais pourquoi au juste modéliser ? Pour analyser la situation, pour mieux comprendre un problème ou un domaine, pour mieux communiquer entre membres d’équipes pluridisciplinaires. Toutes ces raisons sont valables. On peut également modéliser pour représenter des connaissances d’un domaine et pouvoir les réutiliser, les partager. Aussi, tel que mentionné par M. Gilbert Paquette, la construction de l’ontologie peut devenir une activité d’apprentissage significative si elle est complétée par l’apprenant.

Le terme « ontologie » est surutilisé et perd parfois son sens. Selon Mme Grandbastien, il y a encore des gens qui rêvent de l’ontologie universelle, mais on a prouvé à quelques reprises que ce n’était pas possible… Les gens de la communauté disent généralement construire des ontologies pour des besoins particuliers.

En fin de journée, un consensus au sujet des effets bénéfiques de la scénarisation était établi. C’est au sujet du degré de formalisation qu’on note davantage de divergences d’opinions.

 

Deuxième journée : le scénario et l’imprévisible

La deuxième et dernière journée du colloque s’est entamée par une conférence de  qui avait pour thème « Les méthodes de modélisation de scripts d’apprentissage collaboratif ». Il a fait remarquer que l’apprentissage collaboratif n’était pas toujours efficace, qu’il dépendait de l’intensité des interactions verbales entre les étudiants pendant la collaboration. Selon lui, les résultats de l’apprentissage sont en particulier liés à l’émergence d’explications élaborées, à la négociation des significations, à la qualité de l’argumentation ou à la régulation réciproque des processus cognitifs. Ainsi planifier un script revient à perturber un système « naturel » de collaboration de façon à ce que ce soit les interactions nécessaires pour maintenir la collaboration (malgré cette perturbation) qui provoquent les résultats d’apprentissage escomptés. En fait, on cherche toujours à provoquer l’effort supplémentaire qui sert la construction d’une compréhension commune. Pour ce faire, on considère qu’il faut provoquer des interactions, parfois même aussi des conflits, constructifs.

Les chercheurs canadiens et européens ont animé, au cours de cette deuxième journée, une série d’ateliers parallèles dont le fil conducteur était lié à l’ajustement, à l’imprévu, comparativement à celui de la première journée qui tablait plus sur le cadre, sur la planification et sur la formalisation. Lors de ces ateliers, il a été notamment question d’évaluation des apprenants dans les Environnements Informatisés pour l’Apprentissage Humain (EIAH), des impacts d’un scénario pédagogique pour un apprentissage en ligne et centré sur la collaboration, de l’importante différence entre le scénario attendu et le scénario effectif.

En après-midi,  une conférence thématique intitulée « La scénarisation dans tous ses débats ? ». Elles ont tracé l’historique de la scénarisation, de son origine, dans le domaine de l’audiovisuel et de la mise en scène de textes écrits, jusqu’à aujourd’hui. Elles ont soulevé certaines questions, dont la suivante : Peut-on normaliser la conception d’un scénario pédagogique qui suppose une originalité d’action, un souci particulier d’implication de l’apprenant afin qu’il développe une démarche active et des attitudes autonomes ? Selon elles, quelles que soient les qualités d’un scénario pédagogique et celle d’un étudiant, ce qui importe vraiment, c’est leur ajustement .

Acquérir un savoir-faire cartographique

Les objectifs méthodologiques propres à la cartographie sont fondamentaux mais pas très nombreux : les séquences pédagogiques proposées abordent les notions de discrétisation (cf. La densité en France et La population urbaine en Europe en 4ème, Les étrangers en France en 1ère), de typologie (cf. Les secteurs d’activité en France en 1ère) et permettent de comprendre la différence entre un chiffre brut et un chiffre relatif (cf. Les chômeurs en France en 1ère). Voir également le glossaire pour ces définitions.
 (pages non disponibles en ligne)

Enfin, les logiciels permetent de simples consultations de cartes traduisant des statistiques, permettant de faire réfléchir les élèves aux choix des données (démographiques, économiques) les plus pertinentes. On trouvera cette démarche dans les séquences suivantes : Les dynamiques de la population française en 4ème, Les disparités de la population et des richesses dans le monde en 2nde, Dossier sur le Royaume-Uni en 1ère.

Cartographie à l’école : Quels sont les objectifs possibles ?

Développer l’esprit critique des élèves

De façon générale, il s’agit de donner un esprit critique aux élèves vis à vis des cartes vues dans le manuel et les médias, en leur montrant combien tout document graphique (comme tous les autres) est une construction, en les sensibilisant à la nécessité de clefs de décryptage qui ne sont pas toujours données, concernant les sources statistiques, les choix de discrétisation, le traitement graphique, le choix des couleurs. On devrait pouvoir leur montrer que les documents des médias ou du manuel peuvent être contestables alors qu’ils n’osent pas critiquer un document à l’apparence si soignée.

Grâce à la rapidité du logiciel, on peut établir plusieurs cartes à partir des mêmes données en utilisant des seuils différents. Les élèves constatent par eux-mêmes qu’on peut mettre en évidence, faire apparaître ou occulter une structure spatiale ou un fait significatif selon les seuils qu’on choisit. Au final, il n’y a évidemment « pas d’image juste .. il y a juste des images », comme chacun sait !

Ils constatent le médiocre intérêt des seuils fixés arbitrairement aux dizaines ou aux centaines, quelle que soit la distribution réelle des valeurs. Ils apprennent par là à critiquer les représentations cartographiques, des manuels, des médias.

Le travail avec un SIG peut contribuer à la formation du citoyen : il donne les moyens intellectuels de prendre position sur un projet d’aménagement. En effet, le développement des outils informatiques d’aide à la localisation et à la décision au sein des différents pouvoirs (économiques et administrativo-politiques) comporte un risque de dérive technocratique. En rendant plus accessible l’information géographique dans toute sa complexité, les SIG sont des moyens pour mieux associer les (futurs) citoyens aux décisions les concernant. Ils peuvent, par exemple, renforcer le contrôle démocratique lors des enquêtes d’utilité publique qui accompagnent les projets d’aménagement. En cela, il rend leur géographie aux habitants pour qu’ils disposent des outils nécessaires à l’appropriation de leurs territoires et à sa gestion.

scénariser, une activité de formalisation

Le programme du colloque sur les « scénarios pédagogiques » a débuté avec le directeur de la Chaire de recherche en ingénierie cognitive et éducative et du réseau de recherche canadien LORNET, qui a parlé d’instrumentation cognitive de la scénarisation pédagogique. Il a souligné l’importance de définir la structure des activités d’apprentissage comme un processus multi-acteurs au centre duquel agit l’apprenant. Il a ensuite exposé différentes façons de représenter un scénario pédagogique avant de présenter le tout dernier outil pour l’édition de scénarios multi-acteurs, en cours de développement au centre de recherche LICEF.

Le reste de la matinée était consacré à des ateliers parallèles. Les participants ont pu poursuivre leurs réflexions au sujet de la scénarisation pédagogique et de sa formalisation.

Les ontologies

En après-midi, on a tenté de faire le point sur l’état d’avancement des travaux sur les ontologies. Elle a rappelé que les ontologies sont des modèles de connaissances développés en ingénierie des connaissances, utilisables par des agents humains et logiciels, et indispensables dans les applications Web sémantiques.

Elle a conclu en disant qu’il serait souhaitable que des ontologies générales pour l’éducation existent et qu’il serait également intéressant de pouvoir trouver des bases d’ontologies particulières. Toutefois, elle a ajouté que la construction d’ontologies nécessitait beaucoup d’efforts et de temps et qu’on se devait d’outiller les créateurs. Cette conférence thématique s’est terminée sur un débat improvisé au sujet de la nécessité de développer des ontologies. Il en est ressorti qu’il importe de créer des ontologies simples et de bien évaluer si cela est nécessaire avant d’entamer ce travail exigeant.

D’autres ateliers parallèles ont suivi cette conférence thématique. Il y a été question, entre autres, de collaboration, de cycle de vie d’un scénario pédagogique, de co-construction des connaissances, des outils et des méthodes utilisés pour contrer les dérives dans la réutilisation de contenu d’apprentissage.