scénariser, une activité de formalisation

Le programme du colloque sur les « scénarios pédagogiques » a débuté avec le directeur de la Chaire de recherche en ingénierie cognitive et éducative et du réseau de recherche canadien LORNET, qui a parlé d’instrumentation cognitive de la scénarisation pédagogique. Il a souligné l’importance de définir la structure des activités d’apprentissage comme un processus multi-acteurs au centre duquel agit l’apprenant. Il a ensuite exposé différentes façons de représenter un scénario pédagogique avant de présenter le tout dernier outil pour l’édition de scénarios multi-acteurs, en cours de développement au centre de recherche LICEF.

Le reste de la matinée était consacré à des ateliers parallèles. Les participants ont pu poursuivre leurs réflexions au sujet de la scénarisation pédagogique et de sa formalisation.

Les ontologies

En après-midi, on a tenté de faire le point sur l’état d’avancement des travaux sur les ontologies. Elle a rappelé que les ontologies sont des modèles de connaissances développés en ingénierie des connaissances, utilisables par des agents humains et logiciels, et indispensables dans les applications Web sémantiques.

Elle a conclu en disant qu’il serait souhaitable que des ontologies générales pour l’éducation existent et qu’il serait également intéressant de pouvoir trouver des bases d’ontologies particulières. Toutefois, elle a ajouté que la construction d’ontologies nécessitait beaucoup d’efforts et de temps et qu’on se devait d’outiller les créateurs. Cette conférence thématique s’est terminée sur un débat improvisé au sujet de la nécessité de développer des ontologies. Il en est ressorti qu’il importe de créer des ontologies simples et de bien évaluer si cela est nécessaire avant d’entamer ce travail exigeant.

D’autres ateliers parallèles ont suivi cette conférence thématique. Il y a été question, entre autres, de collaboration, de cycle de vie d’un scénario pédagogique, de co-construction des connaissances, des outils et des méthodes utilisés pour contrer les dérives dans la réutilisation de contenu d’apprentissage.

Retour sur le colloque international des scénarios pédagogiques

Les 14 et 15 mai 2016 s’est tenu le colloque sur les scénarios pédagogiques. Cette année, le colloque avait pour thème « Scénariser le parcours de l’apprenant : une activité de modélisation ».

Formaliser ou ne pas formaliser ?

Le programme de ce colloque se concentrait sur les activités de scénarisation pédagogique et la formalisation de ces activités. Les présentations étaient organisées autour de deux grands thèmes : 1) la modélisation et l’évaluation et 2) les impacts des scénarios pédagogiques. La majorité des présentations traitaient de résultats de recherche. Cinq présentations montraient des applications.

Une scénarisation formalisée (interprétable par la machine) peut-elle permettre la spontanéité, parfois considérée nécessaire à un apprentissage significatif ? Dans son discours d’ouverture, la directrice du CIRTA , mentionnait que ce qu’elle a trouvé troublant et réjouissant à la fois est qu’elle a senti, à la lecture des énoncés de position les plus éloignés, que la plupart des participants sont conscients non seulement de l’existence plus ou moins implicite de l’antithèse de leur propre discours, mais du bien-fondé de cette antithèse. Elle a cité, en exemple, les propositions touchant à la plus ou moins grande formalisation de l’action de scénarisation, ou au sujet scénarisant. Pour l’organisateur du colloque  c’est par la modélisation pédagogique que les différents services, activités et ressources pédagogiques sont identifiés, validés et agrégés de façon à offrir une proposition efficace de formation.

Les tenants de la scénarisation formalisée et de la planification détaillée diront que l’enseignement et l’apprentissage sont des activités si importantes et si fragiles qu’elles se doivent d’être planifiées dans les moindres détails pour assurer un maximum d’efficacité. Ceux qui se montrent plutôt agacés par cette formalisation vous diront qu’il est impossible de planifier les actions et réactions d’un autre être humain et encore moins celles d’un groupe d’êtres humains. Ils vous diront aussi que la pédagogie est souvent le théâtre d’une douce euphorie, qui ne se planifie pas, mais qui fait que le message ou mieux encore, les passions passent et rendent les apprentissages si merveilleux. Tous ont pour but ultime de faciliter l’apprentissage et semblent s’entendre sur l’importance de la scénarisation pédagogique.

 

TIC et enseignement

« Veuillez ouvrir vos portables et aller chercher le fichier mathématiques » articule une voix métallique au milieu des chuchotements de la classe. L’ordinateur-maître désigne alors sans lever la tête : « Sophie, chaise 4, rang 2, tu viendras me voir après le cours : 2 heures de nettoyage de disque dur pour avoir parlé en classe« .

Ce scénario futuriste n’est pas pour demain : les enseignants régneront toujours en maîtres sur les élèves même si les nouvelles technologies promettent quelques changements. Mais si l’enseignement voit le multimédia conquérir peu à peu toutes ses disciplines, de nombreuses difficultés subsistent encore dans l’informatisation de l’enseignement. Equipement, contenu des logiciels, place du multimédia au sein des classes ; les enseignants sont confrontés à des obstacles aussi bien matériels qu’intellectuels.

Le problème de l’équipement semble paradoxalement le plus simple à résoudre. Depuis la décentralisation, ce sont les collectivités locales qui en ont la charge. Tout comme pour la construction des locaux, les conseils régionaux se chargent des lycées, les conseils généraux des collèges et les mairies des écoles primaires. De nombreux progrès ont été faits au cours des dernières années pour ce qui est de la diffusion du matériel, surtout dans le cycle supérieur. En effet, on compte un micro-ordinateur pour 7 élèves dans les lycées et un pour 17 dans les collèges. Les écoles primaires semblent les laissées pour compte de cette évolution : un seul ordinateur par classe du primaire. Ces chiffres laissent cependant rêveur, il semble que le légendaire retard de la France en matière d’informatique ait enfin été comblé.

Alors qu’en 2007 les petits Allemands et Britanniques bénéficiaient d’un équipement 2 à 3 fois supérieur à celui de la France, celle-ci est aujourd’hui passée au premier rang pour la connexion à l’Internet des collèges et lycées. On devrait parvenir en 2010 à l’objectif de connexion de toutes les écoles.

Une place à conquérir
Les collectivités ont ainsi fait de nombreux efforts pour faciliter l’insertion des nouvelles technologies au sein de l’enseignement. Et cette nouvelle réalité d’une école informatisée met au jour de nouvelles questions sur la place que doivent occuper ces médias dans la classe.

S’il est admis par tous que même « intelligent » l’ordinateur ne prendra jamais la place du professeur, plusieurs théories s’affrontent néanmoins sur une éventuelle modification de l’organisation de la classe. Rien n’a fondamentalement changé dans les méthodes d’enseignement depuis que l’école existe et c’est cette absence de bouleversement qui pousse certains à affirmer que cette révolution est à venir. Un médecin du siècle dernier serait incapable d’exercer aujourd’hui son métier « de même qu’un chauffeur de maître aurait besoin d’un sérieux recyclage ». Pourtant, l’école, qui constitue la base de notre société puisque c’est elle qui forge les futurs citoyens, suit, encore aujourd’hui, des principes vieux d’un millénaire ! Les partisans de la mutation considèrent donc les nouvelles technologies comme « le » facteur de changement. Les opportunités qu’elles offrent ne pourront qu’aller vers une réévaluation du rôle de l’enseignant, une réflexion sur le découpage de l’école par classes, par discipline, avec des horaires fixés pour tous.

A ces révolutionnaires – ou visionnaires -, s’opposent ceux qui considèrent que si, justement, l’école est toujours restée fondamentalement la même, c’est qu’on a déjà trouvé la bonne recette, celle qui marche, et ce quelles que soient les transformations que connaît la société. Cela ne signifie pas que ceux-là s’opposent à l’introduction des TIC, ils jugent seulement que l’ordinateur et Internet sont des outils qui peuvent trouver une utilité dans l’enseignement, mais doivent rester au rang d’outils. La différence se fait donc selon que l’on considère ainsi que les TIC sont seulement un outil dans l’acte d’enseigner ou dans l’acte d’apprendre, ou que l’école doit être totalement remodelée.

Pour le débat technophiles / technophobes à l’école voir : L’imposture technophile à l’école

Le numérique à l’école : jusqu’où doit-on aller ?

Faire de la géographie grâce aux logiciels en classe

Les cartes obtenues  avec un logiciel comme Logicarte par exemple, permettent de localiser, de comparer les données dans l’espace et dans le temps et de faire réfléchir à la question fondamentale : « pourquoi là ? ». Une dérive parfois observée consiste à se focaliser trop sur les techniques cartographiques et de perdre de vue les objectifs géographiques.

Le programme de seconde de géographie mis en place en septembre 2001 évoque timidement l’outil informatique :
« Les élèves explorent les différents supports et pratiquent les langages qui permettent de décrire et d’expliquer l’organisation géographique du monde. Une place privilégiée est accordée à l’analyse de cartes et à la réalisation de croquis. Les technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE) sont intégrées avec profit, notamment dans des pratiques modulaires : ce sont pour les élèves des outils supplémentaires tant d’appropriation de savoirs et de méthodes que de production de travaux. »
« L’étude de chaque thème s’appuie donc sur des cartes à différentes échelles – de la plus petite qui permet de situer l’étude de cas à la plus grande, plan de ville, POS, plan de prévention des risques…- ainsi que sur des photographies de différente nature et des images satellitales, voire des systèmes d’information géographique (SIG). »

Quelles limites?

Il semble nécessaire de garder en tête le rapport entre le temps passé et ce que les élèves auront appris (en termes de savoirs ou de savoir-faire), autrement dit, la « rentabilité » de ces démarches par rapport à d’autres. Ainsi, il n’est pas question de faire saisir les données aux élèves par exemple. D’autre part, la question de la rentabilité du côté professeurs réserve souvent ces démarches à quelques passionnés…

Apprendre à communiquer grâce à une carte en classe

Les objectifs de représentation graphique propres à la cartographie sont essentiels pour savoir rendre lisible une carte en choisissant la traduction graphique la plus pertinente selon le type de données, les couleurs les plus adaptées pour des données qualitatives et quantitatives (cf. plusieurs séquences, notamment L’évolution des villes en France en 1ère, Les secteurs d’activité en France en 1ère  et Dossier sur le Royaume-Uni en 1ère, permettant aux élèves de réfléchir à la constitution d’une carte de synthèse avec le module de dessin de Logicarte).
(pages non disponibles en ligne)

Les cartes des médias sont parfois difficilement lisibles en raison des mauvais choix graphiques effectués (couleurs claires pour des valeurs fortes, pas de progression ou d’opposition des couleurs, symboles pour des données relatives et inversement). Une culture générale minimale en matière de sémiologie graphique semble n’avoir jamais été donnée aux élèves.

le dépôt électronique des mémoires et des thèses

À la suite du projet pilote réalisé en 2008-2009 à la Faculté de médecine et à la Faculté de l’aménagement, l’Université de Montréal adoptera le processus de dépôt électronique des mémoires et des thèses pour toutes ses facultés. Dès le 1er octobre, la version électronique sera donc la seule acceptée par l’établissement.

Cette adoption découle d’une recommandation du Comité sur les thèses électroniques, mis sur pied à la Faculté des études supérieures et postdoctorales (FESP). Le dépôt électronique sera implanté avec l’aide de la Direction des bibliothèques, le Service de la gestion de documents et des archives et le Centre d’édition numérique. Parmi les universités de recherche canadiennes, l’UdeM est la troisième à rendre le dépôt électronique obligatoire.

Économie d’espace et de papier

Plus de 80 % des 215 étudiants qui ont participé au projet pilote ont souligné que la procédure était simple et facile d’utilisation. Selon Richard Dumont, directeur général des bibliothèques, tous les commentaires des étudiants ont été positifs, faisant entre autres état des aspects écologique, convivial et novateur de la procédure.

L’étudiant doit toutefois fournir le nombre de copies papier requis pour les membres du jury. Les responsables du projet ont tout de même calculé que, pour les 900 mémoires et 300 thèses déposés chaque année, l’élimination des copies définitives permettrait d’économiser annuellement 180 000 feuilles de papier. Sans compter l’espace gagné sur les rayons des bibliothèques.

Le délai d’attente pour avoir accès au mémoire ou à la thèse est aussi grandement réduit. « Avec le dépôt en version papier, le document n’était sur les tablettes que neuf mois après l’obtention du diplôme. Avec le dépôt électronique, il est accessible dès que le diplôme est délivré. » Ce délai était principalement dû au temps d’acheminement et de traitement des copies papier et au microfilmage des documents, un procédé qui sera abandonné.

Il est à souligner que l’étudiant conserve ses droits d’auteur tout en accordant à l’Université, comme c’était le cas avec le dépôt traditionnel, un droit de diffusion non exclusif ; l’étudiant peut également obtenir un délai de diffusion dans les cas de demande de brevet ou de publication.

Les responsables rendront accessibles de la même façon les mémoires et les thèses déposés depuis 2003.

pédagogie sciences

A chacun son métier ?

Enfin, quels matériels mettre à la disposition des consommateurs et pour quelles utilisations ? Faut-il choisir un  » PC TV  » ou une  » TV PC « . Le penchant apparemment majoritaire des consommateurs pour la deuxième solution trouvera-t-il un écho auprès d’industriels qui ont plutôt intérêt à multiplier les matériels ? Comment enfin organiser les relations entre acteurs du secteur, faire en sorte que le ménage à quatre qu’est le multimédia entre fabricant de matériels, producteurs d’informations, concepteurs de logiciels de navigation électroniques et de gestion de base de données, et transporteurs d’informations, débouche sinon sur d’heureux mariages, du moins sur de dynamiques partenariats ?

Économie d’espace et de papier

Plus de 80 % des 215 étudiants qui ont participé au projet pilote ont souligné que la procédure était simple et facile d’utilisation. Selon Richard Dumont, directeur général des bibliothèques, tous les commentaires des étudiants ont été positifs, faisant entre autres état des aspects écologique, convivial et novateur de la procédure.

L’étudiant doit toutefois fournir le nombre de copies papier requis pour les membres du jury. Les responsables du projet ont tout de même calculé que, pour les 900 mémoires et 300 thèses déposés chaque année, l’élimination des copies définitives permettrait d’économiser annuellement 180 000 feuilles de papier. Sans compter l’espace gagné sur les rayons des bibliothèques.

Le délai d’attente pour avoir accès au mémoire ou à la thèse est aussi grandement réduit. « Avec le dépôt en version papier, le document n’était sur les tablettes que neuf mois après l’obtention du diplôme. Avec le dépôt électronique, il est accessible dès que le diplôme est délivré. » Ce délai était principalement dû au temps d’acheminement et de traitement des copies papier et au microfilmage des documents, un procédé qui sera abandonné.

Il est à souligner que l’étudiant conserve ses droits d’auteur tout en accordant à l’Université, comme c’était le cas avec le dépôt traditionnel, un droit de diffusion non exclusif ; l’étudiant peut également obtenir un délai de diffusion dans les cas de demande de brevet ou de publication.

Les responsables rendront accessibles de la même façon les mémoires et les thèses déposés depuis 2003.

source : http://www.tandfonline.com/toc/RFSE20/current#.V2gXPKJ8vcs

cyber-education : découverte du nouveau monde

  » Nouvelle frontière  » du vice-président américain Al Gore, la révolution multimédia ouvre de nouvelles perspectives aux industries de l’information, qu’ils soient appelés à la produire, à la transmettre, à la gérer ou à fabriquer les matériels indispensables à sa réception. Mais les nouveaux Conquistadors devront aller chercher l’Eldorado.
 » Les opportunités sont fantastiques « . Gérard Théry, père du Minitel et auteur du rapport sur les autoroutes de l’information demandé en 1994 par le gouvernement Balladur, résume ainsi les perspectives de croissance d’une industrie de la communication qui fait dès aujourd’hui s’interpénétrer mondes de l’informatique, des télécommunications et de l’édition, qu’elle soit sur supports papier ou audiovisuels. Un saut technologique majeur, autorisé par la compression numérique,  » une révolution industrielle aussi importante que celles du charbon et de l’acier, une nouvelle ruée vers l’or « , selon l’expression du journaliste Renaud de La Beaume, que le multimédia introduit dans l’histoire de l’humanité, avec ses conséquences – et ses dangers – plus ou moins prévisibles, et des perspectives de croissance qui attisent les appétits de tous les industriels de la communication de la planète. Le village planétaire de McLuhan est en route, et les profits qui vont avec.

 

éducation civique

Doit-on considérer, à la suite de Gérald de Roquemaurel, directeur général d’Hachette-Filipacchi, que  » le vrai combat des autoroutes de l’information se situe entre producteurs et distributeurs « , ou estimer avec Michel Cartier, observateur québécois francophone de  » l’offensive culturelle américaine  » (lire ci-contre), que le salut de l’Europe passe par une politique d’alliances verticales, de constitution de véritable filières industrielles associant les métiers d’acteurs certes différents, mais indispensables les uns aux autres… Gilles Emery, responsable de la filiale multimédia de France Télécom s’est montré à Hourtin officiellement opposé à cette seconde alternative :  » à chacun son métier : les différents acteurs ont pris l’habitude de travailler ensemble , mais les partenariats structurels, la prise de participation dans le capital d’éditeurs, n’est pas notre priorité. Les détenteurs d’informations doivent continuer à maîtriser leurs produits, les opérateurs, dont France Télécom, à les diffuser